Article de reference

Multiscopie

Un écran 3D est dit multiscopique s'il projette plus de deux images dans le monde réel, contrairement à la stéréoscopie 3D conventionnelle qui simule une scène 3D en n'affichant...

Un écran 3D est dit multiscopique s'il projette plus de deux images dans le monde réel, contrairement à la stéréoscopie 3D conventionnelle qui simule une scène 3D en n'affichant que deux vues différentes, chacune visible par un seul œil. Les écrans multiscopiques peuvent représenter le sujet tel qu'on le voit depuis différents points de vue et permettent à chaque image d'être visible uniquement depuis un angle de vision inférieur à la distance interoculaire moyenne humaine de 63 mm. Ainsi, non seulement chaque œil voit une image différente, mais différentes paires d'images sont perçues depuis différents points de vue.

Cela permet à l'observateur de visualiser le sujet 3D sous différents angles en bougeant la tête, simulant ainsi l'effet de parallaxe de mouvement . Cela réduit également, voire élimine, la complexité des zones de vision pseudoscopiques typiques des écrans 3D « sans lunettes » qui n'utilisent que deux images, permettant ainsi à plusieurs observateurs, même placés aléatoirement, de voir simultanément le sujet en 3D.

Les images photographiques de ce type furent baptisées « panoramagrammes à parallaxe » par leur inventeur, Herbert E. Ives, vers 1930. Ce terme est toutefois fortement associé à un échantillonnage continu de points de vue horizontaux, capturés par un appareil photo doté d'un objectif très grand angle ou d'un objectif se déplaçant horizontalement pendant la prise de vue. Le terme plus récent est de plus en plus employé, car il décrit plus précisément les systèmes électroniques qui capturent et affichent un nombre limité de vues distinctes.

Exemples

Exemples de technologies 3D multiscopiques (par opposition aux technologies 3D stéréoscopiques ) :